|

|
Aux marges du domaine d'Anjou
En 1032, l'avènement de Geoffroy Martel, fils de Foulque Nerra, comte d'Anjou, marque le début de l'influence politique angevine sur le comté de Vendôme. A cours de la seconde moitié du XIIe siècle, la ville passe tour à tour aux mains d'Henri II Plantagenêt et de Philippe Auguste. Les luttes incessantes pour le territoire amènent les comtes de Vendôme et de Blois à délimiter leurs comtés respectifs au cours du XIVe siècle.
La Trinité de Vendôme, une abbaye puissante dès le XIe sicèle
L'abbé Odéric est le premier, en 1066, à obtenir le titre de cardinal. Ce lien direct et privilégié de l'abbaye envers la papauté demeure jusqu'à la Révolution. L'abbé Geoffroy 1er (abbé de 1093 à 1132) afirme le rayonnement de l'abbaye, notamment par son action décisive lors de la querelle des Investitures. Il permet au pape Urbain II de reprendre sa position. Cette puissance n'est pas sans créer régulièrement des tensions avec les comtes de Vendôme, qui sont réglées par un accord en 1185.
|
|
Au creux de la Vallée du Loir
A la préhistoire, le Loir, divisé en plusieurs bras, favorise l'implantation humaine bientôt suivie d'un habitat troglodytique creusé dans le coteau, en rive gauche. Toutefois, peu d'informations viennent préciser la forme du peuplement originel vendômois.
L'abbaye de la Trinité fondée en 1032 et l'église primitive Saint-Martin concentrent autour d'elles un premier groupement d'habitations.
|

|
|

|
Les fortifications médiévales
Une enceinte fortifiée vient doubler la protection du Loir, fossé naturel plus ou moins canalisé. La tradition situe cette édification après 1227, sur décision de Blanche de Castille et de son jeune fils Louis IX, venus chercher aide et protection auprès du comte Jean IV. De nos jours, les plus beaux témoins de ces fortifications sont la Porte Saint-Georges (édifice concédé en 1467 par le comte Jean VIII aux échevins pour y tenir leurs assemblées, fonction qui perdure puisque les réunion du conseil municipal s'y déroulent) et le petite tour de l'Islette.

|
|
Les transformations du XIXe siècle
Au début du XIXe siècle, les bâtiments de l'ancienne abbaye bénédictine accueillent une caserne de cavalerie de 800 hommes. Par ailleurs, la décision de détruire l'église Saint-Martin, en partie ruinée en 1857, dote le coeur de Vendôme d'une place tandis que les faubourg laissent encore la part belle aux petits maraîchages.
|
|
|

|
Reconstruction et développement au XXe siècle
Près d'un quart du centre-ville de Vendôme doit être reconstruit après l'incendie causé par le bombardement du 15 juin 1940. La forte demande de logement qui caractérise la France d'après-guerre est à Vendôme satisfaite par le développement d'habitations sur de vastes plaines agricoles au nord, entre la voie ferrée et le coteau. De 1959 à 1966, les Rottes (les rotes en vieux français sont de petits sentiers) vont totaliser 1442 logements collectifs et 477 logements individuels sur 83 hectares. |
|

|
La ville aujourd'hui
Depuis les années 1980, le développement de la ville se poursuit en franchissant le coteau méridional qui constituait jadis une barrière naturelle.
Des opérations d'urbanisation sont alors menées au sud dans le quartier des Aigremonts (étymologiquement les "collines escarpées").
L'aménagement d'une gare TGV en 1990 plaçant Vendôme à 42 minutes de Paris s'est acompagné d'une mutation importante du tissu économique. Celui-ci s'articule autour de trois grands secteurs : l'aéronautique, l'automobile et l'électroménager. Grâce à son offre de commerces et de services diversifiés et son dynamisme associatif, Vendôme s'affirme comme un pôle régional de développement rayonnant sur une aire de 70 000 habitants.
|
Quelques personnages célèbres du Vendômois
|

|
Pierre de Ronsard (1524-1585)
Il est né au manoir de la Possonnière à Couture-sur-Loir. Ce poète de la cour apprécie la vallée du Loir et le Vendômois, berceau cher à son coeur car théâtre de ses amours avec la belle Cassandre.
|
|

|
Honoré de Balzac (1799-1850)
Il évoque dans Louis Lambert ses sept années d'internat au collège de Vendôme (actuel hôtel de ville). Ce livre nous fait découvrir la rigueur de la discipline, sans doute hérité du statut du lieu, une anciene école militaire royale. Balzac est alors l'écolier le moins agissant, le plusparesseux, le plus contemplatif et, partant, le plus puni.
|
|

|
Henri IV (1553-1598)
Le troisième duc de Vendôme, fils de Jeanne d'Albret et d'Antoine de Bourbon, attaque le château puis la ville pour soumettre les Ligueurs catholiques vendômois. Cet événement de novembre 1589 a marqué la mémoire collective locale. Le gouverneur Maillé de Bénéhart et un moine Cordelier sont d'ailleurs exécutés pour leur rébellion.
|
|

|
César de Vendôme (1598-1665)
Ce fils naturel de Gabrielle d'Estrées et de Henri IV est au coeur de diverses intrigues d'état. Grand amiral de la flotte et gouverneur de Bretagne, il partage son temps entre Paris et ses châteaux d'Anet et de Vendôme. Il est à l'origine de grands travaux tels que la fondation du colège des Oratoriens (actuel hôtel de ville) et l'aménagement du château. Il décède dans son hôtel particulier parisien, édifice qui donnera plus tard, bien que détruit, son nom à la place royale conue actuelement pour ses joailliers, la place Vendôme.
|
|

|
Jean-Baptiste Donatien de Vimeur (1725-1807)
Le futur maréchal de Rchambeau (en 1791 est né à Vendôme le 1er juillet 1725. Militaire de carrière, il concourt à la victoire de Yorktown en 1781, aux côté de Washington et Lafayette, décisive pour l'indépendance américaine. Il est enterré au cimetière de Thoré la Rochette, non loin du château familial.
|
|

|
Petite anectode sur la place Vendôme à Paris
La célèbre place doit son nom à l'ancien emplacement de l'hôtel particulier des ducs de Vendôme. A la fin du XVIIe sicèle, lors de l'aménagement de la place, il ne reste déjà plus trace de cet édifice construit par les architectes Clément II Métezeau et Salomon de Brosse.
|
|