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Une légion d'honneur à Vendôme - version imprimable
A. benamari

Samedi dernier à l'occasion de la cérémonie du 11 novembre, Abdelkader Benamari, ancien combattant de l'armée française en Algérie s'est vu remettre la croix de la légion d'honneur, une des plus hautes distinctions militaires françaises.


Monsieur  Benamari, quels sont les faits d'armes qui vous valent d'être aujourd'hui promu au rang de chevalier de la légion d'honneur ?

Je dois cette distinction à ma participation à la guerre d'Algérie dans l'armée française de 1958 à 1960. A l'époque j'ai été décoré six fois, j'ai entre autre reçu la médaille militaire et la valeur militaire agrémentée de trois étoiles, 2 de bronze et une d'argent. J'ai été décoré de la main du Général de Gaulle et des Généraux Salan et Massu Avant qu'ils ne deviennent dirigeants de L'OAS.

Avec ces titres j'aurai pu recevoir la légion d'honneur dés la fin de la fin de la guerre. Il aurait suffit que j'en fasse la demande.


Pourquoi ne l'avez vous pas fait à cette époque ?

La jeunesse. Quand on est jeune, on est pas très attaché aux titres. Et puis avec l'âge on devient plus sensible à ces choses là. Alors quand un ami m'a redit il y a peu de temps que c'était dommage de ne pas l'avoir fait, j'ai décidé de franchir le cap. J'ai adressé un courrier au Président de la République. La réponse ne s'est pas fait attendre. C'est aujourd'hui une grande fierté d'avoir reçu cette distinction des mains du colonel Bertin.

La croix vous a été remise à l'occasion des cérémonies du 11 novembre. Que signifie pour vous aujourd'hui cet armistice ?

Je suis fier d'être Français. Pour moi célébrer chaque année ces dates importantes que sont les armistices, c'est montrer mon attachement à ce pays. Je suis d'ailleurs porte-drapeau à Saint-Firmin-des-Prés depuis 1972. Aujourd'hui, bien évidemment, c'est aussi une très belle fête que je partage avec ma femme, mon fils et toute la population.

Les jeunes générations étaient largement présentes notamment de nombreux écoliers des écoles de Vendôme. Avez-vous un message particulier à leur faire passer ?

Je voudrais seulement leur dire que la guerre, c'est la perte. C'est la perte de vos proches, de vos amis et de votre famille. C'est terrible. J'ai eu, si je puis dire « la chance » que lors de la guerre d'Algérie les populations civiles n'est pas été massivement prises pour cibles comme lors de la deuxième guerre mondiale par exemple, mais c'est une atrocité. Je souhaite qu'aucun d'entre eux ne connaisse jamais une telle douleur.


Pour ceux qui le souhaitent, vous trouverez de nombreuses informations sur la guerre d'Algérie sur wikipédia, l'encyclopédie libre en ligne.



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