bord
situation : Accueil>Tourisme>Découvrir Vendôme
Découvrir Vendôme - version imprimable
Le clocher de la trinité

 





Vendôme
18 510 habitants / Sous-préfecture du Loir-et-Cher

Téléchargez le plan en pdf

Venir à Vendôme

Quelques pages d'histoire

 

Aux marges du domaine d'Anjou

 

En 1032, l'avènement de Geoffroy MARTEL, fils de Foulque NERRA, Comte d'Anjou, marque le début de l'influence politique angevine sur le comté de Vendôme. Au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, la ville passe tour à tour aux mains d'Henri II Plantagenêt et de Philippe Auguste. L'enjeu territorial de luttes incessantes amène, sans aucun doute, au cours du XIVe siècle, les comtes de Vendôme et de Blois à délimiter leurs comtés respectifs.

 





La Trinité
de Vendôme, une abbaye puissante dès le XIe siècle

L'abbé Odéric est le premier, en 1066, à obtenir le titre de cardinal. Ce lien direct et privilégié de l'abbaye envers la papauté demeure jusqu'à la Révolution. L'abbé Geoffroy Ier (abbé de 1093 à 1132) affirme le rayonnement de l'abbaye, notamment  par son action décisive lors de la querelle des Investitures. Il permet au pape Urbain II de reprendre sa position.

Cette puissance n'est pas sans créer régulièrement des tensions avec les Comtes de Vendôme, qui sont réglées par un accord en 1185.

 



La famille des Bourbon-Vendôme

 

En 1371, après la mort du Comte Bouchard VII et de sa fille Jeanne, Catherine de Vendôme, leur sœur et tante, hérite du Comté de Vendôme. Son mariage avec Jean de Bourbon-la-Marche donne naissance à la Maison de Bourbon-Vendôme.

Cette dynastie marque l'histoire du comté puis duché à partir de 1515. Ainsi, la comtesse Marie de Luxembourg (1462-1546), fille de Pierre de Luxembourg et de Marguerite de Savoie, après la mort de son époux François de Bourbon, joue un rôle de mécène durant un demi-siècle. Elle préside à l'embellissement à Vendôme de la chapelle Saint-Jacques, la porte Saint-Georges, la collégiale du château et la reconstruction de l'église Saint-Martin.

Le 20 octobre 1548, Jeanne d'Albret (1528-1572) épouse Antoine de Bourbon (1518-1562), deuxième duc de Vendôme. Protestante, elle marque ses courts séjours en terre catholique vendômoise. En 1562, des huguenots profanent et pillent la collégiale Saint-Georges. Saccagée en 1793, cette véritable nécropole des Bourbons-Vendôme, au coeur de leur château, n'est aujourd'hui plus que ruines.

Henri IV va quant à lui faire le siège du château et de la ville alors aux mains des Ligueurs catholiques en novembre 1589.

 

Origine et développements de Vendôme




Au creux de la vallée du Loir

A la préhistoire, le Loir divisé en plusieurs bras favorise l'implantation humaine bientôt suivie d'un habitat troglodytique creusé dans le coteau, rive gauche. Toutefois, peu d'informations viennent préciser la forme du peuplement originel vendômois.

L'abbaye de la Trinité fondée en 1032 et l'église primitive Saint-Martin concentrent autour d'elles un premier groupement d'habitations.

Les fortifications médiévales

Une enceinte fortifiée vient doubler la protection du Loir, fossé naturel plus ou moins canalisé. La tradition situe cette édification après 1227, sur décision de Blanche de Castille et de son jeune fils Louis IX, venus chercher aide et protection auprès du Comte Jean IV. De nos jours, les plus beaux témoins de ces fortifications sont la porte Saint-Georges (édifice concédé en 1467 par le comte Jean VIII aux échevins qui vont y tenir leur assemblée, fonction qui perdure puisque les réunions du conseil municipal se déroulent dans la salle principale), la porte d'eau (arche qui enjambe le Loir) et la petite tour de l'Islette.

 

 


Les transformations du XIXe siècle

Au début du XIXe siècle, les bâtiments de l'ancienne abbaye bénédictine accueillent une caserne de cavalerie de 800 hommes. Par ailleurs, la décision de détruire l'église Saint-Martin, en partie ruinée en 1857, dote le cœur de Vendôme d'une place tandis que les faubourgs laissent encore la part belle aux petits maraîchages.

 

Reconstructions et développements au XXe siècle

Près d'un quart du centre-ville de Vendôme doit être reconstruit après l'incendie causé par le bombardement du 15 juin 1940. La forte demande en logements qui caractérise la France d'après-guerre est à Vendôme satisfaite par le développement d'habitations sur de vastes plaines agricoles au nord, entre la voie ferrée et le coteau. De 1959 à 1966, les Rottes (les rotes en vieux français, sont des petits sentiers) vont totaliser 1 442 logements collectifs et 477 logements individuels sur 83 hectares.

 

La ville aujourd'hui

Depuis les années 1980-1990, le développement de la ville se poursuit  en franchissant le coteau méridional qui constituait jadis une barrière naturelle. Des opérations d'urbanisation sont alors menées au sud dans le quartier des Aigremonts (étymologiquement les « collines escarpées »).

L'aménagement d'une gare TGV en 1990, qui place Vendôme à 43 minutes de Paris, s'est accompagné d'une mutation importante du tissu économique. Elle s'articule autour de trois pôles industriels distincts : aéronautique, électroménager et automobile. Grâce à son offre de commerces et services diversifiée et son dynamisme culturel et associatif, Vendôme s'affirme comme un pôle régional de développement rayonnant sur une aire de 70 000 habitants.

 

 

Hommes célèbres

 


 

Pierre de Ronsard (1524-1585).

Il est né en 1524 au manoir de la Possonnière sur la commune de Couture-sur-Loir. Ce poète de la cour apprécie la vallée du Loir et le Vendômois, berceau cher à son coeur car théâtre de ses amours avec la belle Cassandre.




 

Honoré de Balzac (1799-1850).

Il évoque dans « Louis Lambert » ses sept années d'internat au collège de Vendôme (actuel hôtel de ville). Ce livre nous fait découvrir la rigueur de la discipline, sans doute héritée du statut passé d'école militaire royale. Balzac est alors « l'écolier le moins agissant, le plus paresseux, le plus contemplatif et partant le plus puni ». Les réprimandes étaient plus ou moins sévères : férule, pensum recopié dans les « culottes de bois », surnom donné aux lits fermés des dortoirs.

 

 





 

 

Henri IV (1553-1598).

Le  troisième duc de Vendôme, fils de Jeanne d'Albret et d'Antoine de Bourbon, attaque son château puis la ville pour soumettre les Ligueurs catholiques vendômois. Cet événement de novembre 1589 a marqué la mémoire collective locale. Le gouverneur Maillé de Bénéhart et un moine Cordelier sont d'ailleurs exécutés pour leur rébellion.





Le duc César de Vendôme (1598-1665).

Ce fils naturel de Gabrielle d'Estrées et d'Henri IV, est quant à lui souvent au coeur de diverses intrigues d'état. Grand amiral de la Flotte et gouverneur de Bretagne, il partage son temps entre Paris et ses châteaux d'Anet et de Vendôme. Il est à l'origine de grands travaux locaux tels que la fondation du collège des Oratoriens (actuel hôtel de ville) et l'aménagement du château. Il décède dans son hôtel particulier parisien, édifice qui donna plus tard, bien que détruit, son nom à la place royale connue actuellement pour ses joailliers, la place Vendôme.




Jean-Baptiste Donatien de Vimeur (1725-1807).

Le futur maréchal de Rochambeau (en 1791) est né le 1er juillet 1725 à Vendôme. Militaire de carrière, il concourt à la victoire de Yorktown, en 1781, aux côtés de George Washington, décisive pour l'Indépendance Américaine. Il est enterré au cimetière de Thoré-la-Rochette, non loin du château familial.

 

 

 

 

 

Petite anecdote sur la place Vendôme à Paris


La célèbre place Vendôme doit son nom à l'ancien emplacement de l'hôtel particulier des ducs de Vendôme. A la fin du XVIIe, lors de l'aménagement de la place, il ne reste déjà plus trace de cet édifice construit au début du XVIIe siècle par les architectes Clément II Métezeau et Salomon de Brosse.

 



situation : Accueil>Tourisme>Découvrir Vendôme

Plan du site - Mentions légales - Tous droits réservés - Ville de Vendôme - Contact.

-Ce projet est cofinancé par la Communauté Européenne dans le cadre du programme LEADER +logo leader plus


logos vendome
bord